LINceul au fil des vagues d’un courant permanent
comme le cœur du fleuve bat si vite
d’années-lumière la magie
Figurine de proue en proie aux délires d’Immense
figurine chétive fluette
traversant l’océan d’encre rouge
les briques seraient-elles créatures de sang ?
Dérivant au signal Orient
comme l’étoile des vents changeait de direction
magnétismes divergents d’alors…
L’ivresse d’iode & d’embruns prenant aux tripes
le chaland d’espaces vides
alors assagi de solitude
chuchotant le verset sacré du Verbe
(ne serais-je confondu en la croix céleste ?
ne serais-je qu’un infâme tribun
qu’un scribe grabouilleur ?)
La mer déploierait son ramage
telle une fleur son cœur
en multiples résurgences de soif
petit(s) aventurier(s) mesquin(s)
en quête d’une sensation ultime
fleurissant à nouveau chaque nuit
et que les lumières artificielles d’une ville
ne parviendraient à aveugler de
maladie honteuse
la voie
désormais libre, et dunaire de
quelque mer imaginaire
roulé par des vagues de chaleur
recouvrant le profond confortable
sommeil du fœtus lentement
ballotté par ces langues salines soyeuses…
La mer passerait les années d’orages en tornades
sans cesse décuplés de force & noblesse
et l’on devinerait le monstre
sans le nommer le dragon
immuable l’infini serpent de mer lui
(nous) révélant sa puissance et profondeur…
***
(et ne saurais-je) Confondre cette croix luisante
au cœur de ma fuite la délivrance
métamorphosé(e) poubelle de joyaux inutiles vulnérables…
***
Joie profonde…
se sentir sombrer doucement ressentir
douloureusement cette passion mé(ga)lomane
dévier vers les profondeurs et…
noyer son cadavre de rêves
l’allourdir d’amphores d’absences
le gonfler de lumières obscures
… vers la Grande Solitude
Quelques pénitences offertes
afin d’honorer l’Eveil( ?)
la mémoire emportée petite
histoire ? folle fugitive
traçant des milliers d’évasions mendiantes
(se servant d’un d’éclair
pour allumer sa dernière cigarette !)
non – Identifié (peut-être) ?
***
Alors TOI La Dame
Icare
retire-moi
cytise fleur
d’Aspir
évanouie dans l’ombre bleutée
d’un nénuphar à la dérive
Décelant lumière de jais et granite close
entre les toiles reptiles
entre les voiles reptiles de mes yeux cisaillés
broyé dans l’Etoile présente
sans frémir
la patine d’écume
tournoyant chevelures d’hydres
Un éveil parsemé aux croisées de l’astre
vague et marée
délivrée en pénombre
comme ces dernières hirondelles
pollènent le regard du vent
au travers de murailles frémissantes
frémissante douce
à l’échancrure du rêve
quand la nuit soupire
les derniers flambeaux du calme suzerain
(ET) loins lucides l’aube
s’empourpre
à l’approche
les rideaux pourpres du Tendre
frémiraient d’
angoisse !
Fugitifs décelés
au miroir eunuque tremblant de
lyres
Au comble du zénith marmoréen
sertiraient d’argences perfides
surgiraient l’unique & lointain
soupir de Phébus grandiose…
Lors le temps s’évanouissant
à nouveau
en reflets de
nacre translucente (diogène)
rouge et d’
Envie
L’immolé titubant de SA chute
SILENCE
Des hommes l’emporteraient
vers l’oubli
pour tendrement l’immoler
aux caprices du jour
infecte ?
… Hors d’année-soupir
la barque rompue par des marées ivres
enfermait le cadavre meurtri
d’ombres suintantes
Fragiles…
***
Vagues mortes
semblables aux désirs fanés
miroitantes volutes grenat
(doigts gercés de honte
écartillant l’ombre du geste
jusqu’à griffer la vitre poussiéreuse
d’une aurore inodore…)
tendant à la nuit
la charité de quelques songes
l’Hydre assassine
me jetterait dans les flammes pulpeuses
et vagissantes
un AUTRE semblant