Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 13:10

 

 

 

Autres magies

la magie solitaire d’un râle solitaire

voisines de la peur éphèbe

pour qui la mort

ne viendrait caresser

que l’ombre d’un bruit de foires vénériennes

 

 

Insoumis au culte du garou..

 

A la portée d’un verre sanglant

la durée insolente

de l’instant d’amertume

s’enfouit sous la peau

en une course inversée

et là

s’érecte

en silence

 

 

 

Magie magie seule

et ce sourire glorieux

au seuil de l’inature

comme viendrait flétrir le jour

de ses relents de pourriture

magie criminelle

dont l’éther

passerait

les portes du ciel

sans vraiment percevoir

cette odeur nuisible

 

 

 

Voiles diaphanes

murés en velours infranchissables

 

Et le soupir d’un vers

(l’Ange) Bleu

chu des sommets de l’inconscience

 

 

Ils subsisterait encore

les restes et les cendres

et les rêves dédorés

d’une pâleur maladive

 

Pour que s’endorme

en ses limbe et douleur infantes

la nuit féerique

d’un pantin paranoïaque

 

 

 

Fantasmes cyclopes

géants

 

 

Vibrato insolite d’un rêve en exode

 

Seraient-ils

ces escadrilles de l’inconscience errante ?

et le temps

ne

façonnerait

que la distance infinie

séparant le songe de la mort…

 

 

 

Fantasmes lointains

et ce sommeil pur

au bord de la falaise

la nuit épanouie de ses odeurs profondes

fantasmes insolites

troublant les anges et nuages

sans vraiment dépasser

les portes de l’espace

 

 

Brumes transparentes

moirées de transes opalescentes

sensations de vivre

 

Et le vers d’un soupir

(l’Ange) Noir

sombré dans les gouffres de la lumière intense

 

 

Il survivrait encore

l’âme et les rêves

pour que s’éveille

en ses nimbes et son enfance dolentes

le jour apocalyptique

schizophrène…
Par ventadour
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 10:30

 

 

 

Le vert

Et l’aub’émeraude chatoyante

Meurtriraient mon cadavre vert

Des plaies de l’oubli éclaboussant…

 

 

Les aulnes verts de la berge ombreuse

Je les diaprerais

Larmes d’amertume

Jusqu’à ne plus imaginer

De réalité absente

 

Pour m’endormir

Aube d’émer’aube

Aux confins de mes rêves…
Par ventadour
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 10:25

 

 

 

Lors steppes confuses

marbrées des anges de la nuit

pour la tristesse nubile

d’un moment acide

 

 

Savanes acides libres

aux murmures proches

et sonatines lentes

 

 

En l’evergreen

de symphonies stratosphériques

se dissiperaient

les cendres nébuleuses

d’évadés martyrs …

 

 

& synthétiseurs luminescents

aux lointains soupirs

& routes speedées

 

D’un instant doux sauvage

pour le sourire adolescent

diaprées d’ombre

… lors sentes poussières

 

Ensevelies

dans les brumes pâles

d’un trouble lancinant
Par ventadour - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 10:13

 

 

 

Parallèles d’ambroisies mauves

quelques bouquets aux fleurs de mort

soupir de tristesse solitaire

 

Passagers de la nuit

en correspondances borgnes

somnolant au fil des trains

la seule palpitation d’un vent d’errance

sourdrait imperceptible

sous la fine toile passée

d’une améthyste evermauve

 

Il n’y aurait

et mon ombre et ma suite

et l’ombre de mon ombre

toute fourrure en un jour

lumière obscure

et l’alcool

et l’hélianthe..

 

 

Mémoire des étoiles abattues

restes pourrissants de charités confites

il n’y aurait que l’onde lente

d’une mer et ses murmures d’aigreur

 

La source du mal intime

serait de sang et blessures

et le pus

pourriture

sainte pourriture

trop douce au goût des capitaines du désespoir

les anges de la désolation flotteraient dans les eaux troubles du naufrage salvateur

et ces têtes occultes..

 

Une fois serait de trop

et l’histoire diffuse

diaprures désintégrées

 

Rivière somnambule

en déséquilibre

au-dessus des falaises du néant

et ses eaux lasses fiévreuses

résurgences lointaines d’errances perpétuelles

 

 

 

 

Le spectacle endormi

et la scène désertée

tendre tragique d’un clown aux abois

à l’approche du péril friable

les pétales de ces fleurs brûlées seraient-ils d’ambre et de jade ?..

mais les pétales

les fleurs ne seraient que fantômes d’années-lumière déjà défuntes..

 

 

Quelques cendres

et l’instant du secret

pur et végétal

 

Cendres douces molles consentantes

tourbillons et remous volatiles

 

Cendres des sables de continents inhumés

masquant les rides de leurs visages pulvérisés

et les yeux d’une nuit

s’éveillant sous le crâne en guenilles..

 

 

Spectacle aux paupières alourdies de longues veilles

ses yeux fixes alors

dans la vénération soumise

et d’audiences absentes

lente rumeur fumeuse

la petite flamme du sacré

enfuie dans la moiteur salace

d’une larme vacillante…

 

 

Spectacles désarticulés

au gré des flots de la solitude pénitentiaire

pâles volutes de sensations d’étrange

au loin des regards fanés

 

La seule prière s’échappant de ses lèvres gercées

de glace et de famine bleutée

dans l’attente incertaine

tout au long des vallées de l’absurde

dans l’approche insoumise

tout au long des vallons de l’exil

… son âme périrait dans les flammes d’une passion

aveuglément luminescente…

 

 

 

 

Errances vagues

que son corps d’écailles et de plumes

ramperait le temps d’un prélude à l’amour pénombre

 

Planances ivres

et sont corps n’aurait plus contact avec la poussière de la nuit

 

Planance

bateau ivre dérivant au gré des marées de l’infortune créatrice

au fantasmes de fiel

à l’âme perchée si lointaine

 

 

Ombre fantomale

des trottoirs et des bars sinistres

naviguant entre les murailles de ses délires

l’instant pour lui de se chanter diamant solitaire

 

Serpent nubile

vêtu des haillons de la pauvreté

déambulant en labyrinthes et corridors d’opale

 

Et les visages évités

devenus monstres odieux d’une armée sanguinolente

 

Visages évanouis en sa mémoire

renaissant d’un coup de griffe

au hasard d’une page d’écriture tachetée de sang

le bruit de son cœur ?…

 

 

Suaire translucide de son apparence

dévié de ses ellipses planétaires

pilules mandragores violines

glaives de neiges éternelles

 

 

Résidences mouvantes changeantes

métamorphoses scintillantes

… jusqu’au repos de sa démence
Par ventadour - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 09:42

 

 

 

LINceul au fil des vagues d’un courant permanent

comme le cœur du fleuve bat si vite

d’années-lumière la magie

 

Figurine de proue en proie aux délires d’Immense

figurine chétive fluette

traversant l’océan d’encre rouge

les briques seraient-elles créatures de sang ?

 

Dérivant au signal Orient

comme l’étoile des vents changeait de direction

magnétismes divergents d’alors…

 

 

 

 

L’ivresse d’iode & d’embruns prenant aux tripes

le chaland d’espaces vides

alors assagi de solitude

chuchotant le verset sacré du Verbe

 

(ne serais-je confondu en la croix céleste ?

ne serais-je qu’un infâme tribun

qu’un scribe grabouilleur ?)

 

 

 

 

La mer déploierait son ramage

telle une fleur son cœur

en multiples résurgences de soif

petit(s) aventurier(s) mesquin(s)

en quête d’une sensation ultime

fleurissant à nouveau chaque nuit

et que les lumières artificielles d’une ville

ne parviendraient à aveugler de

maladie honteuse

la voie

désormais libre, et dunaire de

quelque mer imaginaire

roulé par des vagues de chaleur

recouvrant le profond confortable

sommeil du fœtus lentement

ballotté par ces langues salines soyeuses…

 

La mer passerait les années d’orages en tornades

sans cesse décuplés de force & noblesse

et l’on devinerait le monstre

sans le nommer         le dragon

immuable        l’infini serpent de mer lui

(nous) révélant sa puissance et profondeur…

 

***

 

(et ne saurais-je) Confondre cette croix luisante

au cœur de ma fuite la                 délivrance

métamorphosé(e) poubelle de joyaux inutiles vulnérables…

 

***

 

Joie profonde…

se sentir sombrer doucement                 ressentir

douloureusement cette passion mé(ga)lomane

dévier vers les profondeurs et…

noyer son cadavre de rêves

l’allourdir d’amphores d’absences

le gonfler de lumières obscures

… vers la Grande Solitude

 

 

 

Quelques pénitences offertes

afin d’honorer         l’Eveil( ?)

la mémoire emportée           petite

histoire ?                   folle fugitive

traçant des milliers d’évasions mendiantes

(se servant d’un d’éclair

pour allumer sa dernière cigarette !)

non – Identifié (peut-être) ?

 

***

 

Alors                 TOI           La Dame Icare

retire-moi

cytise                fleur                 d’Aspir

évanouie dans l’ombre bleutée

d’un nénuphar à la dérive

 

Décelant lumière de jais et               granite      close

entre les toiles reptiles

entre les voiles reptiles de mes yeux cisaillés

broyé dans l’Etoile        présente

sans frémir

la patine d’écume

tournoyant chevelures d’hydres

 

 

Un éveil parsemé aux croisées de l’astre

vague et         marée

délivrée en pénombre

comme ces dernières hirondelles

pollènent le regard du vent

au travers de murailles frémissantes

frémissante      douce

à l’échancrure du rêve

quand la nuit soupire

les derniers flambeaux du calme suzerain

 

(ET) loins lucides         l’aube

s’empourpre

à                      l’approche

les rideaux pourpres du Tendre

frémiraient d’

angoisse !

 

Fugitifs décelés

au miroir eunuque         tremblant de

lyres

 

Au comble du zénith marmoréen

sertiraient d’argences perfides

surgiraient         l’unique & lointain

soupir de Phébus         grandiose…

 

Lors le temps s’évanouissant

à nouveau

en reflets de

nacre translucente (diogène)

rouge et d’

Envie

 

L’immolé titubant de SA chute

SILENCE

 

Des hommes l’emporteraient

vers l’oubli

pour tendrement l’immoler

aux caprices du jour

infecte ?

 

… Hors d’année-soupir

la barque rompue par des marées ivres

enfermait le cadavre meurtri

d’ombres suintantes

 

Fragiles…

 

***

 

Vagues mortes

semblables                 aux désirs fanés

miroitantes volutes grenat

 

(doigts gercés de honte

écartillant l’ombre du geste

jusqu’à griffer la vitre poussiéreuse

d’une aurore inodore…)

tendant à la nuit

la charité de quelques songes

 

 

 

 

l’Hydre assassine

me jetterait dans les flammes pulpeuses

et             vagissantes

 

un AUTRE         semblant
Par ventadour
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